
Il y a des moments surprenants dans les événements humains, et cette fois-ci l’épicentre se trouve à Lausanne. Fatigués de l’hypocrisie ambiante en référence aux enfants des émigrés en situation irrégulière, le gouvernement municipal a lancé une initiative pour que ces jeunes puissent obtenir le droit de continuer leurs études après l’école obligatoire (apprentissage).
Le cœur du problème n’est pas juridique, mais moral et éthique. L’émigration économique est une réalité, et non seulement ici en Suisse. Tous les pays dits du premier monde sont confrontés à cette situation. Nous avons besoin de votre main d’œuvre, mais nous n’avons pas besoin de vous. Alors, nous vous gardons dans l’ombre, faisons semblant que vous n’existez pas mais profitons du fruit de votre travail, de la sueur de votre front, de la sueur des nostalgies et des angoisses.
Daniel Brélaz déclare que la situation des jeunes en situation irrégulière l’affecte personnellement:
«Le système actuel est hypocrite», reconnaît-il, «Les sans papiers travaillent et paient les assurances obligatoires. Les enfants vont à l’école, poursuivent leurs études ici, vont à l’université. Ils vivent en Suisse, mais ils sont condamnés à être éternellement des sans papiers. Cette situation est choquante du moment où ils sont ici. Brélaz explique: «les jeunes clandestins doivent être scolarisés selon les conventions internationales. Mais c’est au niveau de l’apprentissage que la faille a lieu. Les sans papiers sont exclus. Etant donné que qui dit apprentissage dit contrat de travail et logiquement autorisation de résidence selon les lois fédérales.
Le projet de Lausanne veut corriger cette injustice.