PERSONNE SANS STATUT LÉGAL II: Des jeunes et une formation
Sur le problème de la formation professionnelle de jeunes sans statut, rien n’a été fait. Ce est urgent que les Cantons ouvrent un espace, en créant principalement “donne filières d’apprentissage†(des files d’apprentissage) dans l’école pour contourner l’obstacle du permis de travail. Ces instances seraient aussi importantes pour les jeunes hommes qui ont une permission mais qui ne trouvent pas de lieux pour faire leur apprentissage.
Parce qu’existent des possibilités. À un niveau fédéral, 69 élus ont signé une motion en demandant que les jeunes hommes sans les papiers qui ont effectué leur scolarité obligatoire en Suisse puissent suivre une formation professionnelle et demander un permis de travail. De son côté, Le Grand Conseil vaudois vient d’appuyer un postulat en demandant plus de régularisations “au cas par casâ€.Finalement, une goutte dans l’océan, les Bibliothèques Municipales de Genève ont élaboré tout un processus pour que les personnes sans un statut légal puissent avoir l’accès à ses recueils - avant il fallait montrer le permis de séjour de pouvoir faire l’inscription. Au-delà d’une avance évidemment modeste, la mesure est importante. C’est l’épreuveque beaucoup de gens acquièrent une conscience de la présence et l’importance des Sans Papiers, repoussent le statu quo et sont prêtes à investir de leur temps pour trouver des façons d'aider, dans les marges étroites qu’ils disposent. C'est symboliquement énorme.
Dans cette lutte, il est probable que le temps finisse par favoriser les personnes sans un statut légal. Mais, d’ici là , combien de vies ruinées, enfermées dans cette prison invisible ? La deuxième génération de Sans Papiers arrive à l’âge adulte. Sur le plan humain et juridique, est-il juste, maintenir des milliers de jeunes hommes dans la clandestinité sous prétexte que leurs parents ont violé les lois d’émigration ? Quelle faute ont-ils de vivre une situation qu’ils ont n’ont pas choisie ? Les autorités ne pourront pas échapper d’une manière permanente à ce problème, il faudra trouver des solutions plus rationnelles que l’expulsion.
Alfonso Vásquez Unternahrer





