PostHeaderIcon El colectivo de trabajadores y trabajadoras sin Estatus Legal de Ginebra (CTSSL)

Qu'est-ce que tu penses de cet article?: / 0
MauvaisTrès bon 

migracion_CTSSLIl y a dix ans a Fribuourg, un mouvement important de sans-papiers a commencé. Ils ont occupé les églises locales en vue d’obtenir leur légalisation. Ce collectif de soutien s’est répandu dans tous les cantons. Au départ, on a voulu identifier ces personnes qui revendiquaient auprès de l’administration la reconnaissance de leur droit à accéder à la qualité de vie inhérente aux travailleurs. Des permanences ont été mises en place pour créer des dossiers pour chaque personne, car on estimait que 25.000 foyers comptaient une personne exerçant comme domestique de manière illégale. La peur était présente mais en nommant cet effort commun, le CTSSL a été créé.

Le collectif a été invité par l’ONU et d’autres organisations ayant une présence sociale et politique au sein de la société civile. 3.000 demandes ont été envoyées à la Ville de Genève qui a son tour envoya une demande à Berne afin d’obtenir un permis de travail humanitaire pour les travailleurs domestiques. Berne refusa l’initiative et n’a jusqu’à aujourd’hui pas voulu entrer en matière. Il y a eu des moments difficiles il y a quelques années, lors des expulsions réalisées avec pour motif le nettoyage de personnes indésirables (drogués, traficants et délinquants) de la Gare Cornavin.

Finalement, des personnes qui se trouvaient là seulement pour se déplacer de leur domicile à leur travail ont été expulsées.
A cette époque, le Chèque Service a été créé mais sans cependant donner droit à la régularisation.

Henry Cardona Castaño fondateur et président du Collectif précise que son travail consiste à réunir les personnes qui travaillent à Genève sans permis de séjour. Dans un premier temps, on tente d’aider, d’informer et orienter tout le monde afin d’arriver à une possible régularisation. Ils se réunissent en assemblée tous les premiers lundi de chaque mois pour débattre des problèmes et établir des stratégies à suivre.

Dernièrement, le Canton de Genève et le reste de la Confédération maintient ce système, ce qui entraîne la création d’emplois précaires sans cadre légal adapté. Les sans-papiers sont devenus une société dans la société et ont créé leur propre réseau de communication.
Cardona appelle à l’union et à la mobilisation des intéressés. Le CTSSL souhaite être reconnu pour la participation de ses membres au développement économique, social et culturel du pays.

Si vous souhaitez les contacter, leur téléphone est le 078 7565787
Web: www.ctssl-geneve.org.
E-mail: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
o sur  facebook sous les initiales CTSSL.


Yamilé Hernández

 

Ajouter votre commentaire

Votre nom:
Votre email:
Sujet:
Commentaire:

+