LES CIMETIÈRES. « Ici l’Egalité »: la paix.
Deux mots inscrits en fer forgé à l’entrée du cimetière de Céligny: « Ici l’Egalité ». A Genève, tout le monde est enterré sans distinction d’origine ou de religion. Gratuitement. Les cimetières privés sont interdits. C’est dans la loi.Cette situation date de la fin du 19e siècle. Dans toute l’Europe, mais aussi à Genève, catholiques et protestants sont à couteaux tirés. Les Juifs, eux, bénéficient parfois de l’émancipation politique. Mais on les tient souvent à l’écart. Les catholiques enterrent leurs morts séparément des protestants, séparément des juifs, séparément des orthodoxes. La mixité pas plus réelle parmi les vivants. Un mariage entre un catholique et une protestante n’est pas admis, au sein de l’une ou l’autre Eglise, avant les années 1960!
Mais au milieu du 19e siècle, la population genevoise n’est plus exclusivement protestante. Genève intègre désormais nombre de communes catholiques, dans la campagne, mais aussi Carouge, Veyrier, Plan-les-Ouates. Et les conflits religieux sont fréquents.
Le Conseiller d’Etat Antoine Carteret sera connu comme un farouche adversaire de la religion catholique romaine. Craignant que le pape Pie XI, connu pour ses positions hyperconservatrices, n’influence trop les catholiques genevois, il va prendre une série de décisions. Certaines seront très mal vécues par les catholiques, en particulier la création d’une « Eglise nationale catholique », dont les prêtres sont désignés par l’Etat et plus par l’Evêque.
D’autres décisions par contre se révéleront pacificatrices. Comme la loi sur les cimetières du 20 septembre 1876. Les paroisses, propriétaires des cimetières, pouvaient refuser d’enterrer une personne qui ne serait pas de la « bonne » religion. Ou des suicidés, des adultères. Pour mettre un terme à cette situation, Genève décide que les cimetières appartiennent aux communes, et qu’on n’y tolère aucune distinction de religion. « Ici, l’Egalité ».
Un siècle plus tard, le radical Guy-Olivier Segond, alors maire de Genève, aménage le cimetière du Petit-Saconnex pour que les tombes soient alignées en direction de la Mecque. Les musulmans s’y feront donc enterrer. Mais la zone ne leur est pas réservée. Des chrétiens sont aussi enterrés à leurs côtés.
En 2006, le Grand Conseil confirme les grands principes de cette loi. Dans les cimetières, l’égalité règne. Des aménagements sont tolérés pour tenir compte des rites de chacun. Mais on n’accepte pas de cimetière privé. Ni de « carré » réservé à une religion, à l’exclusion de toutes les autres.
Mais au milieu du 19e siècle, la population genevoise n’est plus exclusivement protestante. Genève intègre désormais nombre de communes catholiques, dans la campagne, mais aussi Carouge, Veyrier, Plan-les-Ouates. Et les conflits religieux sont fréquents.
Le Conseiller d’Etat Antoine Carteret sera connu comme un farouche adversaire de la religion catholique romaine. Craignant que le pape Pie XI, connu pour ses positions hyperconservatrices, n’influence trop les catholiques genevois, il va prendre une série de décisions. Certaines seront très mal vécues par les catholiques, en particulier la création d’une « Eglise nationale catholique », dont les prêtres sont désignés par l’Etat et plus par l’Evêque.D’autres décisions par contre se révéleront pacificatrices. Comme la loi sur les cimetières du 20 septembre 1876. Les paroisses, propriétaires des cimetières, pouvaient refuser d’enterrer une personne qui ne serait pas de la « bonne » religion. Ou des suicidés, des adultères. Pour mettre un terme à cette situation, Genève décide que les cimetières appartiennent aux communes, et qu’on n’y tolère aucune distinction de religion. « Ici, l’Egalité ».
Un siècle plus tard, le radical Guy-Olivier Segond, alors maire de Genève, aménage le cimetière du Petit-Saconnex pour que les tombes soient alignées en direction de la Mecque. Les musulmans s’y feront donc enterrer. Mais la zone ne leur est pas réservée. Des chrétiens sont aussi enterrés à leurs côtés.
En 2006, le Grand Conseil confirme les grands principes de cette loi. Dans les cimetières, l’égalité règne. Des aménagements sont tolérés pour tenir compte des rites de chacun. Mais on n’accepte pas de cimetière privé. Ni de « carré » réservé à une religion, à l’exclusion de toutes les autres.





